jeudi 15 octobre 2009

La retouche d’image : bilan du café philo

L'objet du délit ?

Les photos retouchées nous donne une fausse image de ce qu’est la réalité. L’image a toujours fait l’objet de manipulation que ce soient par les peintres ou par les photographes avant l’ère numérique. Mais maintenant le recours à la retouche et sa facilité pose de nouveaux enjeux à la société que ce soit pour la publicité ou pour les images d’information.

Pour la publicité

Théodore : « ça peut-être la publicité mensongère pour une crème de beauté, on croit que ça nous fait une peau parfaite et ça ne marche pas ».

Jacques : « La publicité tourne toujours autour de la manipulation ».

Maud : « Je me demande si ce n’est pas humiliant pour le modèle d’être retouché, il doit être gêné, se sentir imparfait ».

Apolline : « La retouche d’image transforme un peu les gens en jouet qu’on peut déformer à volonté ».

Qu’est que c’est que la perfection ?

Rayane : « En publicité, c’est le grain de la peau, la lumière des yeux, la forme des hanches ou des cuisses ».

Anaëlle : « Les personnes essayent de ressembler à des modèles qui n’existent pas, ils achètent des crèmes, des médicaments et font de la chirurgie esthétique. Ils perdent beaucoup d’argent et c’est mauvais pour leur santé ».

Maud : « ça peut aller jusqu’à l’anorexie mentale ».

Théo : « ça ne sert plus à rien de prendre des mannequins si elles sont complément retouchées, autant prendre des gens normaux ».

La retouche de l’image et l’histoire :

Jacques : « Même à l’époque de Goya, peintre officiel de la famille royale espagnole, les puissants lui reprochaient de peindre les princes de manière trop réaliste ».

« Nous sommes toujours au royaume du mensonge dans la représentation de la beauté ». (Belle phrase).

Pour les photos d’actualité pourquoi retouche-t-on l’image ?

Laetitia : « On gomme les bourrelets pour donner une meilleure image des personnes, pour les flatter ».

Xavier : « Sarkozy pense qu’il doit donner une bonne image de sportif».

Jacques : « Ce qui est préoccupant c’est que les journalistes se mettent au service du candidat sans qu’il le demande ».

Bérénice : « Les politiques veulent contrôler leur image ».

Anaëlle : « Les journalistes se mettent au service des puissants ».

Rayane : « C’est pour donner une bonne image des politiques ».

Jacques : « Mais pourquoi se donner une bonne image en truquant les photos, car normalement c’est par leurs actes et leurs discours qu’on les juge ».

Anaëlle : « Il y a aussi des photos retouchées dans le sens inverse où les stars sont enlaidies ».

Théodore : « les gens essayent toujours de soigner leur image ».

Apolline : « vouloir être retouché, c’est aussi parce qu’on ne s’accepte pas ».

Bérénice : « Nous prendre en photo nous oblige à prendre du recul. Dans la vie, on ne se voit pas, en photo on voit sa tête on a le temps de s’observer de voir ses défauts ».

Laurent : « La photographie, sous des apparences de réalité, la trahit toujours par le choix du cadrage ».

Jacques : « Normalement un photographe reporters même s’il fait un choix esthétique doit être au service de la vérité ».


mardi 13 octobre 2009

Whaou : le hors série Science&Vie Junior spécial cerveau !

Si tu veux te mettre dans la peau du cerveau d'un ado de 14 ans, vite, lis l'article page 50. Tu apprendras que ton cortex préfrontal est en pleins travaux... du coup pas toujours facile pour toi de contrôler tes pulsions... c'est effrayant !

lundi 12 octobre 2009

Attention le café philo est avancé à jeudi !

A l'heure où la députée Valérie Boyer propose une loi pour que les retouches photos soient signalées dans les magazines, les membres du café philo vous proposent de réfléchir sur ce thème.

samedi 10 octobre 2009

Punitions, sanctions : le débat reste ouvert

Pour qu’un collège fonctionne, les punitions vous semblent-elles nécessaires ?
Maxence : « C’est bien les sanctions, mais ça dépend des cas, ils faut qu’elles soient justifiées »

Mais sont-elles utiles ?
Salomé : « La punition ne nous empêche pas de recommencer, ça nous aide pas forcément à comprendre, surtout si on la trouve injustifiée ».
Julien : « Il faut des punitions très sévères comme l’exclusion tout de suite ».
Salomé : « Ca ne sert à rien d’exclure si l’élève n’aime pas le collège ».

Peut-on imaginer d’autres systèmes sans les sanctions classiques ?
Anaëlle : « Il faudrait un système où on discute avec l’élève, et on lui propose un suivi psychologique qui lui permette de réfléchir à son comportement ».
Gwendoline : « Il faudrait convoquer les parents de l’élève indiscipliné, c’est aux parents de punir leur enfant ».
Simon : « Les parents peuvent prendre la défense de leur enfant ».
Xavier : « Les parents ne sont pas toujours bons juges pour leur enfant, par exemple si c’est des parents qui passent tout à leur enfant ».
Théodore : « En plus ils ne sont pas là quand l’élève commet sa faute et ça dépend de l’importance de la faute ; ce n’est pas la même chose si c’est un simple bavardage ou une bagarre ».

Quand doit-on mettre des heures de colles ?
Laetitia : « Une heure de colle pour manque de respect ».
Théodore : « après plusieurs avertissements ».
Séverine : « L’heure de colle ne me semble pas toujours efficace car elle ne donne pas de réponse immédiate à l’élève, c’est une sanction différée ».
Baptiste : « L’heure de colle, c’est cool, tu fais tes devoirs et tu t’amuses avec tes copains ».
Laetitia : « Il faut que la sanction soit inconfortable comme d’empêcher de faire ce que tu avais prévu avec tes copains le mercredi, sinon elle ne sert à rien ».

Un système sans heures de colle?
Xavier : « ça marcherait que s’il y avait des élèves parfaits ».
Théo : «Il y a des élèves qui n’en ont rien à faire des colles, alors ça ne sert à rien ».
Jacques : « C’est vrai qu’en général, la majorité des colles sont toujours données aux mêmes élèves. On peut se poser la question de leur efficacité ».
Jacques « Quand un ou deux élèves perturbent la classe, ils perturbe aussi le groupe, le problème devient, pas seulement le problème du prof, mais aussi de classe. »
Laetitia : « Oui, mais quand dans une classe il y a trop de perturbateurs, ça ne marche pas ».

Et l’exclusion ?
Xavier : « L’exclusion interne est plus efficace que l’exclusion externe, l’élève isolé dans le collège et obligé de travailler est plus puni ».
Théodore : « ceux qui n’aiment pas l’école sont contents d’être exclus »

Avez-vous déjà ressenti un sentiment d’exclusion ?
Anaëlle : « Quand des personnes nous excluent, dans un groupe d’amis par exemple, on est en colère, on ne les respecte pas. L’exclusion provoque la haine ».

Que se passe t-il pour les élèves exclus ?
Kahlid : « Difficile de ne pas penser au cas d’Adame »
Anaëlle : « Il ne faut pas mettre quelqu’un dehors sans l’accompagner »

On le voit, le sujet est à la fois difficile à interroger et rétif aux solutions toutes faites... le débat n’est pas clos. Et demeure sur le chantier du café philo...


vendredi 9 octobre 2009

Elles sont arrivées au CDI !!!! Les nouvelles BD !

Au programme des BD où la science devient hilarante... incroyable ! Avec le professeur Boulet et Marion Montaigne. Le blog de Marion est ici : http://tumourrasmoinsbete.blogspot.com/Les 3 tomes de notes du célèbre blog de du dessinateur Boulet...
http://www.bouletcorp.com/blog/Et bien d'autres encore...

jeudi 8 octobre 2009

A lire dans Wapiti d'octobre : comment fabriquer un nichoir à coccinelles

On voit mal sur la photo...alors à lire en live au CDI
En plus c'est un numéro spécial "animaux rouges" !

dimanche 4 octobre 2009

Bilan du débat :Comment supporte-t-on sa famille au collège ?

On a avec soi au collège, un frère, une sœur, parfois un parent prof ! On est...
Pas tranquille…
Manon : « On fait plus attention à son comportement, car on a l’impression d’être surveillé »
Léa : « Si je croise mon frère, je ne suis pas très contente, car si je fais des choses interdites comme m’acheter des bonbons, j’ai peur qu’il en parle aux parents »
Apolline : « Parfois, les frères peuvent nous faire du chantage »
Laura : « Ils nous collent déjà à la maison, si en plus ils nous collent au collège… »
Une aide…
Maxence : « Si on a un grand frère au collège, il peut nous protéger »
Fiona : « Il peut aussi nous expliquer certains cours, si on n’a pas bien compris »
Léa : « Quand on arrive au collège, il nous donne des repères »
Théodore : « Oui, mais il peut également te donner de fausses infos pour t’embêter »

Rivalités…
Anaëlle : « Quand la différence d’âge est proche entre les frères et sœurs, il y a plus de problèmes, ils veulent montrer qu’ils sont différents »
Fiona : « Avec ma sœur, il y a de la jalousie, elle veut garder son univers, par exemple elle n’aime pas que je connaisse ses amies ».

Notre intimité en public…
Pierre : « Ils nous mettent la honte, ils racontent des choses qu’on fait à la maison et qu’on n’a pas envie que nos copains sachent ».

Alors, on a une image mensongère à l’école ?
Léa : « A l’école on est différent de la maison, on peut être moins sage, plus décontracté dans le langage par exemple »
Mélinda : « Nos frères peuvent révéler des choses qu’on faisait quand on était petit »
Théodore : « Ils peuvent même mentir sur nous »
Fiona :« Si par exemple on revient de vacances et qu’on veut enjoliver la réalité trop banale, nos sœurs peuvent dire qu’on raconte n’importe quoi ».

Et si plus tard vous deviez travailler avec votre conjoint ?
Bérénice : « Il ne faut pas lier le travail et la vie privée ».
Salomé : « Je n’aimerais pas travailler avec mon mari car si on se fâche au travail ça peut avoir des conséquences à la maison ».
Jeanne : « Son conjoint peut être jaloux, si on parle avec des collègues »
Léa : « On voit trop son conjoint, on n'a plus rien à se dire » et Anaëlle : « Si chacun est de son côté on a des choses à se raconter en rentrant à la maison ».
Laura : « Travailler dans la même entreprise, c’est risqué car si la boîte ferme, les 2 se retrouvent au chômage ».
Maxence : « ça peut se compliquer quand il y a un rapport hiérarchique ».
Bérénice : « Il faut savoir se séparer pour mieux se retrouver »

Imaginer ses parents au collège…
Salomé : « ça me forcerait à travailler plus ».
Laura : « ça ne me plairait pas de me faire fâcher devant les autres ».
Pierre : « On est obligé de tout dire aux parents car on sait que tôt ou tard ils vont être au courant si on fait une bêtise ».
Apolline : « ma mère travaille dans un collège, j’aurais l’impression d’avoir une caméra 24h/24h sur moi »
Vinciane : « Si ma mère était prof, je l’appellerais madame, je ferais bien la différence entre les 2 rôles ».
Léa : « ça doit être bizarre, j’aurais peur que mes amies pensent que je suis chouchoutée ».
Bérénice : « J’ai eu ma mère comme maîtresse et il faut juste bien faire la distinction entre sa maman et sa maîtresse. Et puis, il faut avouer, ça nous aide aussi pour bien comprendre ».
Théo : « Quand on est fils de profs, on connait ses collègues et en cours on ne sait pas si on doit les vouvoyer ou les tutoyer ».
Xavier : « Je connais la prof de musique, mais je suis discret ».
Théodore : « La maison c’est les parents, l’école c’est les copains ».

Et les copains à la maison ?
Fiona : « Quand il y a des copains qui viennent à la maison, tu as eu le temps de faire des recommandations à tes parents, pour qu'ils te laissent tranquille ».
Apolline : «C’est horrible quand tes petites sœurs te collent tout le temps ».
Laura : « J’invite des gens, quand mes parents ne sont pas à la maison ».
Pierre : « Si tu ne veux pas être dérangé par sa famille, il faut inviter tes copains dans un terrain neutre, mais pas à la maison ».

Des frontières, beaucoup de frontières donc entre la vie familiale et la vie au collège : il faut que l'ado ait un terrain à lui où parents et fratrie n'interfèrent pas. L'ado ? L'adulte aussi, si l'on en croit le passage sur les conjoints...

vendredi 2 octobre 2009

Prochain débat du café philo : on interroge l'efficacité des sanctions à l'école



jeudi 1 octobre 2009

Bilan de la réunion du club presse

Pour ceux qui n'ont pas pu assister à la réunion du club presse voici un petit bilan.

Pour les informations pratiques :
- le club a lieu tous les lundis de 13h à14h
- on se donne rendez-vous devant le bâtiment administratif, pour monter dans la salle du club presse à coté de la classe journalisme

Nos nouveaux commandements :
-on bannit les ordinateurs
-on monte le journal à la main
-on a des idées et des textes à discuter avant de venir au club presse
-on a des choses à dire
-on sort le 1er numéro le plus rapidement possible
-on fait des "hors-série"

Nouvelle revue d'art au CDI : Dada

Avant :Après :
Pour ce numéro 150 de DADA, l'art contemporain est à l'honneur... A découvrir au CDI

Les livres pour le concours passeurs de monde(s) sont au CDi

N'oubliez pas, il s'agit d'écire un texte argumenté qui est une invitation à la lecture d'un des livres de la sélection. Ce texte ne doit pas exéder une page... Alors, lisez et à vos plumes !

vendredi 25 septembre 2009

Quelles frontières entre la famille et l'école : prochain débat du vendredi 2 octobre au café philo


jeudi 24 septembre 2009

6ème-3ème on a rien à se dire ?

Quand les adultes ont 2 ou 3 ans d’écart, on considère qu’ils ont le même âge, alors pourquoi au collège l’écart entre les 6ème et 3ème paraît si grand ?

Antoine : « Pour moi, si il y a beaucoup de conflits entre les plus grands et les 6ème c’est que les 3ème font revivre aux 6ème ce qu’ils ont vécu quand ils étaient plus petits »
Pierre : « Ce n’est pas vrai, il y a beaucoup de 3ème qui sont gentils et qui nous aident »
Victor : « Depuis le CM2, il y a des rumeurs sur les 3ème : ils sont méchants, ils rackettent… les sixièmes ont des clichés dans la tête sur les 4e-3e, genre, c’est « des gros méchants ». Quant aux 3ème, ils pensent que les 6ème sont des boulets, qu’ils ne sont pas intéressants, alors ils ne cherchent pas à connaître les petits »
Antoine : « C’est vrai que c’est pas facile de jouer ensemble, ils nous prennent pour des petits, ils n’ont pas envie. A l’école primaire, on jouait tous ensemble, mais il y avait des cours séparées : une pour les CM2-CM1 et l’autre pour les plus jeunes »
Jacques : « Il y a des collèges, où il y a l’apartheid entre générations, il y a des cours séparées : une pour les 6e-5e et l’autre pour les 4e-3e »
Maud : « Parfois, c’est les 6ème qui cherchent les 3ème »
Antoine : « Les sixièmes qui embêtent les troisièmes, ont l’impression de valoir les grands en faisant ça, c’est une manière de changer de grade »
Fabien : « Ils font ça par défi »

Mais n’y a-t-il pas plus de rivalité entre les 6e-5e plutôt qu’entre les 6ème et les 3e ?

Victor : « C’est à cause des rapports physiques, surtout chez les garçons : face aux 6e, les 5e veulent se prouver qu’ils sont grands, face aux 3e, y a pas photo, ils sont plus petits, ils n’entrent pas en concurrence »

Et au lycée ?

Arthur (lycéen) : « Au lycée, c’est différent, les différences sont moins marquées, car on a plus de maturité, et peut-être que physiquement ça se voit moins ; il y a bien des terminales qui se la pètent mais ce sont ceux qui se la pétaient déjà en seconde »

Camille (lycéenne) : « à 15 ans c’est l’âge de la maturité, on sait plus qui on est, on est plus ouvert, et le collège ça semble très loin …»

Fabien : « la maturité ça dépend de l’âge, à onze ans on ne sait pas toujours comment être, on cherche sa personnalité, on peut être plus influençable »

Et la puberté ?
Le collège est le lieu de transition, le passage entre l’enfance et l’adulte.

Victor : « Oui, la puberté ça change les rapports entre les collégiens, certains deviennent prétentieux, ils veulent faire plus vieux »

Maxence : « Par exemple, en 6e, on peut avoir envie de jouer au loup, ou à la guerre, mais on n’ose pas toujours le faire »

Jacques « C’est vrai que les jeux qui font appel à l’imaginaire sont mal vus en grandissant où l’imaginaire est plus caché, ou déplacé, comme dans le plaisir qu’on peut avoir à jouer au jeux vidéos »

Alors qu’est qu’on peut faire ensemble ?
Antoine : « On peut profiter des activités du foyer pour mêler les âges : à l’orchestre, au café philo, à la chorale »
Fabien : « À l’UNSS, les plus grands aident à entraîner les plus petits »
Maxence : « La journée de la presse, avec les troisièmes qui viennent aider dans les classes, c’est un moyen de rencontre »
« On pourrait imaginer un tutorat 6e/3e pour l’accompagnement éducatif »

Maud « On pourrait faire une fête, genre bal de promo qui mêlerait les générations »
« La journée d’accueil des 6ème pourrait être faite par des troisième ».

On le voit, il y a la volonté de rapprocher : d'ailleurs, la présence de secondes au débat montre bien que l'on sait souvent se retourner vers ceux qui nous suivent : pour leur tendre la main ou simplement pour faire un bout de route avec eux.

mardi 22 septembre 2009

Réunion d'information du club presse : JEUDI 1 octobre



lundi 21 septembre 2009

Café philo : les rapports entre les génerations d'élèves

Attention : le café philo est avancé à jeudi !


dimanche 20 septembre 2009

Compte rendu du café philo : parents, ados face aux jeux vidéo.





Quelques interventions recueillies lors du débat sur le jeu vidéo dans la famille : comment réagir face au Geek ou au no-life ?

Antoine : « Je pense que gâcher sa vie sur un jeu vidéo c’est con, c’est mieux d’aller dehors »

Alors le jeu nous détourne de l’essentiel ?
Maxence : « On joue aux jeux vidéos quand on s’ennuie »
Antoine : « J’ai le droit d’y jouer le mardi, le vendredi et le samedi, c’est mes parents qui ont fixé des limites, c’est vrai que sinon, il y a beaucoup de tentation »
Fabien : « Avant je jouais 1h30 par jour, aujourd’hui, mon ordi est cassé, ça me manque »
Son petit frère, pourtant, est content, il profite de son grand frère…

Pourquoi on joue ?
Rayanne : « Les no-life sont déçus par la vie réelle : dans les jeux en ligne, ils sont souvent meilleurs, ils ont des rôles plus importants »
Pierre-Louis : « Dans le jeu on se sent meilleur »
Maud : « Si on gaspille tout ce temps pour être meilleur dans un jeu pourquoi ne pas se donner dans la vie réelle les moyens de devenir meilleur ? »
Théodore : « Dans le virtuel, on peut faire certaines choses qu’on ne pas faire dans la vie réelle, comme conduire des voitures à 14 ans et en plus à 250 km/h »
Bérénice : « C’est toujours mieux, d’essayer d’être soi-même, même si c’est souvent plus difficile »

Est-ce mal de jouer ?
Antoine : « Je me suis lancé un défi : ne plus jouer avec ma DS pendant un an »
Et quand on lui demande pourquoi, il avoue qu’il se sent coupable quand il joue aux jeux vidéos, Théodore lui aussi se sent coupable surtout quand il fait beau dehors.
Pour Chloé, « On ne doit pas se sentir coupable de jouer, ça fait partie de notre génération. Quand on n’arrive pas à arrêter, c’est aux parents de fixer des limites »

Les jeux et leur coût
De plus, jouer aux jeux coute cher, « entre 30 et 80 € pour un jeu », nous rappelle Rayanne.
Baptiste : « Quand on achete un jeu cher, on y joue aussi beaucoup pour le rentabiliser »
Fabien : « On peut s’abonner par téléphone sans que les parents s’en rendent compte sur leur facture : sur le site de Dofus, il y a marqué que l’abonnement n’apparait pas sous le nom Dofus sur la facture."
Alexandre : « Avant je jouais plus de 6h, ça coutait 27€ par mois, plus les expansions, mais mes parents ne veulent plus que je joue car les jeux plantaient mon ordi »

Alors que doivent faire les parents ?
Antoine « les parents ne doivent pas accepter de payer un abonnement aux jeux »
Certains prônent des solutions plus radicales : supprimer l’ordinateur mais d’autres sont plutôt partisans d’une négociation : « Les parents doivent faire des pactes avec leur enfant en expliquant leur craintes et les limites »
Si Pierre-Louis rappelle que : « dans Word of war craft, il y a un contrôle parental, qui te permet de jouer que certaines heures », Alexandre lui est certain que « beaucoup de parents ne savent pas que ça existe ».

Alors ? Accro ? Reconnus ? incompris ?
Alexandre : « Dans les jeux, il y a une compétition entre la communauté des joueurs, on peut faire parti des GG, les good gamers »
Annëlle : « Il vaut mieux chercher la reconnaissance des gens qu’on connait que des connaissances virtuelles »
Pierre-Louis : « On peut se faire des vrais amis en jouant »
Fabien : « Les jeux qui rendent le plus accro, c’est les jeux de rôle où on est quelqu’un d’autre, où on a des quêtes à réaliser… »
Anaëlle : « C’est vrai que les consoles comme la Wii, c’est plus convivial »
Antoine : « Mais les fabricants de console inventent des jeux comme Cérébral Academy pour faire croire aux parents que c’est éducatif, mais on peut rester très longtemps à jouer sur la wii ! »

Filles et garçons même attitude face aux jeux ?
Les filles présentes au débat ne comprennent pas toujours l’engouement des garçons face aux jeux vidéos, même si les garçons leur affirment qu’il y a beaucoup de filles qui jouent à ces jeux même si elles sont moins nombreuses. Pour Baptiste « Les filles sont moins sur les jeux parce qu’elles ont d’autres centres d’intérêt, pas forcément plus captivants »

Cette séance du café-philo n’aura sans doute pas apporté de solutions toutes faites à ceux qui, côté adulte, voient cet engouement comme un problème. Il se sera cependant ouvert quelques pistes : peut-être peut-on réfléchir à ce lien fait de nombreuses fois entre ennui et abus de jeu ; il faut aussi entendre cet appel à la responsabilité des parents formulé par des ados qui disent volontiers que ce n’est pas à eux de fixer des limites… Et ne pas oublier que le jeu, quelque forme qu’il prenne, a un rôle à jouer dans la construction de l’individu…

vendredi 18 septembre 2009

Au feu les pompiers : le collège en grande pompe...

Ce matin, alerte incendie, encore un exercice....pfff, mais surprise les élèves blasés voient de la fumée sortir d'une salle de classe et découvrent 2 magnifiques camions rouges...

mardi 15 septembre 2009

Parents-ados-Jeux vidéo : vendredi 18 septembre à 13h au café philo


1er débat de l'année au café philo, venez nombreux !

lundi 14 septembre 2009

Donne ton avis sur sur une sélection de livre... bientôt au CDI

Dès que les livres seront arrivés au CDI (je les ai commandé vendredi) , tu pourras participer à au concours Passeurs de monde 2009. On veut ton avis, alors exprime-toi !