vendredi 11 février 2011

Antoine s'enthousiasme pour Pilote de Guerre



Une lecture très complète et très intéressante : c'est la lecture de Pilote de Guerre de Saint-Ex par Antoine.
J'ai lu « Pilote de Guerre » écrit par Antoine de Saint-Exupéry, paru en 1942 par les éditions Gallimard. Antoine de Saint-Exupéry est né le 29 juin 1900 à Lyon, il est issu d'une famille noble et passe une enfance heureuse malgré la perte de son père mort prématurément. Il s'oriente vers les beaux-arts et l'architecture car il n'était pas un élève très brillant malgré l'obtention de son bac. Suite à son échec au concours à l'école navale, il décide de devenir pilote. Antoine de Saint-Exupéry est un pilote de la seconde guerre mondiale qui, suite à ses diverses aventures, écrit de nombreux livres racontant son impression de la guerre et de ce qu'il en vit. Il sera pendant longtemps un des seuls survivants au massacre de la seconde guerre mondiale dans son « Groupe » (2/33). Il disparaît tragiquement le 31 Juillet 1944 sur les côtes de Provence en Méditerranée. Il est reconnu en 1948 « être mort pour la France » et le 12 mars 1950, le commandant Antoine de Saint-Exupéry est cité à l'ordre de l'armée aérienne à titre posthume. A Agay, dans le Var, se dresse un petit mémorial en sa mémoire. Sa disparition a sans doute eu lieu aux larges de cette commune. De plus, ses descendants résident toujours dans la baie d'Agay.
Ce livre est un livre autobiographique sur le stress de la guerre et tout ce qui pousse les soldats au désespoir. Ce livre est donc touchant et nous met dans la peau d'Antoine de Saint-Exupéry qui doute sans cesse, ce qui nous pousse à nous intégrer davantage dans le livre et donc augmente le suspense de ce roman. Antoine est aussi l'écrivain du célèbre roman « Le Petit Prince » écoulé à plus de 220 millions d'exemplaires (un des livres les plus vendus dans le monde) et obtient en partie grâce à ce succès, une plaque sur le mur du Panthéon de Paris afin d'honorer sa disparition.

« Pilote de Guerre » relate le fait qu'Antoine de Saint-Exupéry a été envoyé, lui et un équipage de deux autres hommes, faire une mission de reconnaissance d'une ville en territoire ennemie et doit donc traverser l'espace aérien allemand, qui est de très loin, supérieur à l'espace aérien français. Il va donc devoir affronter, seul, de nombreux avions ennemis qui sont plus évolués que le sien. Étant l'un des seuls survivants de son Groupe (2/33), Antoine trouve au départ qu'il s'agit d'une mission stupide et d'un sacrifice supplémentaire pour leur groupe qui subit de nouvelles pertes tous les jours. Il verra par la suite son opinion sur cette mission changer ...

Ce que j'en pense

Avant tout sachez, chers lecteurs, que j'ai lu de nombreux livres, et c'est de loin mon livre préféré. On se demande comment va finir le « Capitaine » et son équipage, s'il va survivre à ces incessantes attaques et s'il pourra retourner dans sa base, où les quelques survivants qu'il connaît depuis le début de cette guerre l'attendent. L'ensemble donne un rendu avec un suspense important, et bizarrement, du fait que sa mentalité évolue, ça nous pousse à réfléchir, à penser par nous-mêmes à ce que l'on ferait si cela nous arrivait et je pense que c'est le point fort du livre.
Mon personnage préféré dans le livre est bien entendu le personnage principal car on ne connait que très peu le caractère et la personnalité des autres personnages, même ceux qui font partie de son équipage, cela démontre bien le fait que « Pilote de guerre » est une autobiographie basée quasi entièrement sur sa personne. Antoine de Saint-Exupéry est mon personnage préféré car on voit à travers la totalité de ce livre sa mentalité évoluer. Il part d'un sentiment de dégoût envers cette mission (il pense qu'il va être sacrifié contre de vulgaires renseignements qui, selon lui, ne valent pas la peine, et, il se donne d'ailleurs beaucoup de mal à le faire comprendre au lecteur. Il insiste aussi sur le fait que la France s'écroule comme un château de cartes et qu'ils n'ont aucune chance contre la puissance industrielle de l'Allemagne). Puis, il éprouvera une certaine colère à devoir combattre et avoue, à nous, lecteurs, qu'il ne comprend pas que les autres pays qui sont en total accord avec la France refusent de s'engager dans ce combat qui est, d'un point de vue humain, leur combat. Il pense donc que ces pays se défilent de leurs responsabilités. Il s'agit d'ailleurs de mon chapitre préféré du livre et je trouve qu'il est de loin le plus philosophique de tous. Et enfin, Antoine n'aura plus qu'un sentiment d'invincibilité qu'il exprimera car il n'a plus peur de la mort. Il le sent par le fait qu'il a survécu jusque là où il l'espérait. Antoine trouve, d'après lui, son « invincibilité » grâce à ses ennemis qui n'arrivent pas à le tuer et ça le rend plus fort en tout cas, psychologiquement.
En commençant ce livre, je ne pensais vraiment pas que j'allais éprouver une telle émotion dans ses écrits et que j'allais l'apprécier à ce point, c'est pour ça que je le recommande à tous et à toutes, car je pense honnêtement que ce serait une erreur que de ne pas le lire.
Antoine Michaux, 3ème 3

jeudi 10 février 2011

Le Cri de la Mouette, lu par Mathilde


Autre lecture du Cri de la Mouette, celle de Mathilde.
Emmanuelle Laborit est une femme sourde profonde. C'est à seulement 7 ans que ses parents découvrent cette sombre vérité. Et c'est à cet âge qu'elle va découvrir le langage des signes, peu utilisé en france à l'époque, sachant que le langage des signes n'a été véritablement autorisé que dans les année 1990. Emmanuelle sera la première comédienne sourde en France à remporter un Molière.

Elle va écrire «Le cri de la mouette», une autobiographie désignant les moments forts de sa vie, dés l'age de 7 ans, quand on découvrira sa surdité. Dans ce livre, elle va dévoiler ses sentiments, ses rêves, ses joies, ses peines et ses peurs. Un livre fort en émotion, qui raconte la vie d'une jeune sourde se battant contre les entendants, pour obtenir le droit à parler en signant, et non en parlant oralement, comme on l'y obligeait.

Elle parle des différente étapes de sa vie. L'enfance, l'adolescence et le monde des adultes. A travers ses yeux, on comprendra le monde, sans entendre... Dans ce livre, le personnage, c'est elle, Emmanuelle Laborit. On s'attache immédiatement à elle, à ses déboires et ses tristesses. Elle ne se retient pas pour écrire tous les moindres détails de ses émotions... Et va jusqu'à révéler ses bêtises d'adolescente. En lisant ces écrits, l'émotion nous gagne, et à la fin de la lecture, on regarde imédiatement le monde autrement.

Ce que je pense du livre ? Et bien, même si les phrases sont courtes et simples, le livre reste un peu compliqué à comprendre, sur certains points. C'est très psychologique, ça nous fait réfléchir, et nous révolte à certains chapitres. J'ai beaucoup apprécié Emmanuelle dans ce livre, j'ai tout de suite ressenti de l'affection pour elle. Son courage, l'acceptation de sa surdité, sa peine... Emmanuelle a vécu tout plein d'aventures, et une chance inespérée s'est offerte à elle. J'admire sa ténacité, car elle lachait jamais ses objectifs, jamais elle ne renonçait ! Elle a travaillé sans relache pour obtenir son Bac, malgré ses dificulté à apprendre à parler. Jamais elle n'a abandonné, même dans les pires situations. J'ai été révoltée quand elle parle qu'une fois, la police l'a enfermée en prison durant toute une nuit, alors qu'elle n'avait que 13 ans. Il ont profité de sa surdité pour faire comme s'ils ne l'entendaient pas crier, appellant ses parents. Ça m'a marqué ce chapitre... il était violent, plein d'émotion que je ressentais.
La fin est un peut "baclée", ce qui est dommage. On aimerait en savoir plus sur elle. Ce qui est sur, c'est que ce livre donne à réfléchir, à voir le monde autrement. Les sourds ont mené une guerre pour avoir le droit d'utiliser le langage des signes, il y a à peine 20 ans... Quand on y réfléchit, c'est très récent.

Mathilde Gaulthier, 3ème3

mercredi 9 février 2011

Le Scaphandre et le Papillon, lu par Floriane


Un livre étrange, écrit par un battement de paupière... et recommandé par Floriane.
« Le scaphandre et le papillon » est un livre autobiographique, publié par Robert Laffont. Il a été écrit par Jean-Dominique Bauby. C’est un journaliste né le 23 avril 1952 à Paris. Etant jeune, il a vécu rue du Mont-Thabor à Paris. Plus tard, il est devenu journaliste et rédacteur en chef du magazine « Elle ». Il vivait avec Sylvie de la Rochefoucauld. Elle est la présidente de « Canal Jimmy ». Il a également deux enfants : Théophile et Céleste. Mais dans sa petite vie tranquille de père de famille, un jour lui fut fatal. Un accident cardio-vasculaire plonge Jean-Dominique dans un coma le vendredi 8 décembre 1995. Il avait 44 ans. A son réveil, il est atteint du « locked-in syndrome », une maladie qui le paralyse entièrement sauf la paupière de son œil gauche. Grâce à elle, il peut communiquer. Il est hospitalisé à Berk. Son esprit n’est pas touché par la maladie. Il dicte donc un livre sur son histoire, le « scaphandre et le papillon » lettre par lettre en clignant de sa paupière. Ce livre est publié le 6 mars 1997, mais malheureusement, il décède trois jours après. C’est une œuvre réalisée avec beaucoup de patience.
Au début du livre, il explique son réveil à l’hôpital. Puis un gène l’envahit, un scaphandre. Il apprend qu’il est atteint du Locked-in syndrome : une maladie qui le paralyse entièrement mais qui laisse son esprit intact. Seule sa paupière gauche peut encore bouger. C’est son seul moyen d’être relié à la vie car grâce à elle, il peut communiquer. On lui présente alors un fauteuil dans lequel il restera assis jusqu’à la fin de sa vie. Mais cela n’a pas été un grand choc. On lui imposa par la suite un nouvel alphabet (version ESA). Il a été conçu pour pouvoir communiquer plus facilement. Les lettres sont classées par fréquence (dans la langue française). Ce système consiste à dire l’alphabet lettre par lettre puis Jean-Dominique arrête l’interlocuteur sur la lettre qu’il veut faire comprendre. Ainsi de suite, des mots se forment rapidement. Mais là ou la vérité réapparait, c’est au moment ou Jean-Dominique se revoit, pour la première fois depuis l’accident, dans un miroir…
Ce que j’en penseJe pense que mon personnage préféré dans ce livre est tout simplement Jean-Dominique. Durant l’histoire, on s’attache petit à petit à cette personne en fauteuil roulant. On le découvre sous un autre angle. J’aime bien la comparaison entre lui et son scaphandre.
Quand j’ai lu ce livre, je me suis demandé « comment peut-on se sentir dans un corps qui ne bouge pas ? » sachant que l’esprit reste intact. On se sent toujours comme avant et pourtant plus rien ne marche. Et aussi : « Après un tel accident, est-il possible de se souvenir de toute sa vie ? Au moindre détail, comme il le raconte dans son livre ? ».
Personnellement, je n’aime pas trop les biographies, mais celle-ci était plutôt intéressante. En effet, cette histoire réelle est plutôt touchante, on pouvait comprendre tout ce qu’il ressentait.
J’ai regardé le film du livre par curiosité et j’en ai été déçue. Le livre est bien mieux. Dans le film, ils ont rajouté une fille à Jean-Dominique, Hortense, qui n’a malheureusement jamais existé.
Prenez le temps de lire ce livre, et découvrez une autre dimension du Locked-in Syndrome.

Floriane Barbarin, 3ème 3

mardi 8 février 2011

Martin Eden de Jack London, une lecture très complète de Florentin


Florentin s'est attaqué à Martin Eden et il en est sorti vainqueur. Belle lecture, belle réflexion.

J'ai choisi de lire "Martin Eden" de Jack London, publié par Domaine Étranger, à la collection 10/18.

Le vrai nom de cet auteur est John Griffith Chaney. Il est né le 12 janvier 1876 à San Francisco, Californie. Sa mère s'appelait Flora Wellman, et son père William Chaney. Ils se seraient séparés car la femme ne voulait pas avorter. Elle s'est finalement remariée avec John London, un ancien combattant devenu veuf. Le fils adopte alors le nom de son beau-père, et devient Jack London.
Son enfance est assez misérable, et à partir de quinze ans il enchaine les métiers pour survivre.
Il a ainsi été agriculteur, blanchisseur, chercheur d'or, chasseur de phoques, pilleur d'huîtres...
Il commence par être autodidacte, apprenant tout dans les livres. Puis il s'inscrit à l'université, termine le programme de deux ans en quatre mois. Il étudie Marx, Spencer et devient profondément socialiste. Il connaît peu de succès avec ses essais littéraires, mais finalement sa renommée se fait grâce à "L'appel de la forêt". Tragiquement, Jack London imite son héros de "Martin Eden" et se suicide le 22 novembre 1916.

"Martin Eden" passe pour être son autobiographie romancée, abordant les thèmes des différences entre les classes sociales, des difficultés de se faire un nom dans l'écriture.

Comme l'auteur, le héros est un ex-prolétaire ( marin pour Martin Eden, ouvrier pour Jack London) lequel, pour toucher la jeune bourgeoise dont il vient de tomber amoureux, va tout faire pour s'en rendre digne et se rapprocher d'elle en terme de situation sociale. Il étudie comme un forcené afin de parler "Correctement", devenir cultivé. Après l'avoir réussi, il travaille sans relâche pour faire publier ses nouvelles et espère devenir célèbre rapidement. Il enchaine refus sur refus et stagne dans un niveau de vie exécrable, l'écriture étant sa seule activité. Mais le jour où il connaitra le succès, où il aura enfin pris sa revanche sur la vie, il sera trop tard pour sa confiance en la vie...
Une différence notable entre l'auteur et le héros tient à leurs idées politiques : Martin Eden est individualiste.

Ce que j'en pense
Mon personnage préféré est Brissenden : un ami de Martin qui l'aide et partage ses idées. Il est très riche, et malheureusement atteint de tuberculose. Ce personnage m'est très sympathique, car il vient porter secours au héros, à un moment difficile.

"Martin Eden" est un livre sur le débat d'un homme qui veut sortir de son moule, sortir de sa classe sociale et réaliser son rêve : être enfin publié, et reconnu. Malheureusement, au moment où il y parvient enfin, c'est trop tard, il a perdu confiance dans le genre humain et la vie elle-même, et n'a plus le goût d'écrire.
Martin Eden ne se reconnaît plus dans le prolétariat, il s'en est trop éloigné en ayant touché à un mode de vie et une culture "élevée". Il n'aura non plus jamais sa place dans la bourgeoisie, détestant leur mode de vie trop conformiste.
Ce livre prouve que chacun peut réussir (certes avec des difficultés relatives) si on est déterminé.

Je me suis posé une question à la lecture de ce livre : faut il faire son opinion au premier abord sur la notoriété de la personne et accepter tout ce qui vient d'elle, sous prétexte qu'elle est célèbre ? Ou au contraire juger la qualité du travail accompli avant tout ?
Elle m'est venue à l'esprit quand j'ai vu que les éditeurs qui auparavant dédaignaient les essais de Martin, se les arrachent une fois qu'il devient célèbre.
Cette question est toujours d'actualité, avec les auteurs à succès de nos jours...
J'ai adoré ce livre. La façon dont London décrit les sensations et images nous donne vraiment l'impression d'y assister. Il est malgré tout un peu complexe au niveau du vocabulaire, avec quelques termes politiques spécialisés.
Je le recommande vivement, il est excellent.
TRIBOT Florentin 3°3

lundi 7 février 2011

On n'est pas sérieux quand on a 17 ans, autre lecture



Cette fois, c'est Alizée qui a lu le témoignage de cette jeune ado. Et qui le recommande.
On n’est pas sérieux quand on a 17 ans de Barbara Samson.
Barbara Samson, née le 7 février 1975 à Chartres, est un auteur français qui a été contaminée par le VIH (virus du SIDA) à l’âge de 17 ans. Son histoire a été portée à l’écran dans le téléfilm « Mes 17 ans ». En 1994, après avoir rencontrée le Dr Eric Chapeau-Aslund, un médecin très engagé dans la lutte contre le sida, ils organisent un programme éducatif dans les collèges, lycée, les universités et les entreprises en France, en Suède, en Suisse, aux USA, aux Japon… à un moment où le sida reste méconnu et objet de mythes. Barbara quitte la scène médiatique et associative au début des années 2000 pour se consacrer à une vie professionnelle et à ses proches. Depuis peu, Barbara participe avec quelques uns de ses amis à diverses manifestations pour le comité des familles, association de soutien aux familles vivant avec le VIH en France. Le livre commence quand Barbara a eu un coup de foudre. Elle est une adolescente de 17 ans, qui est mal dans sa peau, cherche à aimer et à être aimée. Elle ne veut rien manger. Ses parents la mettent dans un centre, pour la faire manger. Elle rencontre un jeune homme qui s’appelle Anthony, âgé de 28 ans, ancien drogué, atteint du SIDA, mais Barbara ne le sait pas encore. Anthony pour commencer montre à Barbara ses poèmes. Ils sont dans la chambre d’Anthony, il l’embrasse, Barbara ne veut pas aller plus loin, il lui demande si elle est séropositive et elle lui répond que non. Elle lui dit qu’elle est vierge. Cette nuit-là, ils ne font pas l’amour. La 2eme nuit Barbara perd sa virginité avec Anthony, sauf qu’elle a attrapé le VIH, sans le savoir car c’est le médecin qui lui annonce. C’est là où le cauchemar de Barbara commence.
Dans ce livre mon personnage préféré est Barbara. C’est une femme très courageuse. Elle exprime ses sentiments, émotions. Après avoir lu ce livre, on a vraiment beaucoup d’estime pour elle. Ce livre nous donne d’une certaine façon une leçon de vie. Ce livre nous remet les pendules à l’heure. Je conseille ce livre à tout le monde, il est à lire d’urgence. Le SIDA concerne tout le monde donc le livrer aussi.
Alizée Fayolle, 3ème 3

samedi 5 février 2011

A-t-on toujours besoin d’un chef ? Compte-rendu du café philo sur l'anarchisme


Proposé par des élèves, le débat porte aujourd’hui sur l’anarchisme, c’est-à-dire sur la possibilité de penser la société dans un cadre libéré de tout principe de domination. Peut-on libérer l’individu de toute soumission en lui proposant de gérer le social comme l’individuel ? En d’autres termes plus simples, peut-on se passer de chefs ?

Maxence : « On n’a pas toujours besoin d’un chef, parce que dans la vie quand on se retrouve seul, il faut faire preuve d’autonomie, prendre des décisions tout seul ».
Séverine : « L’émancipation des peuples n’est pas toujours compatible avec l’idée d’un chef puissant ».
Un élève de 6e : « Nous en France, on ne voulait plus de chef, c’est pour ça qu’il y a eu la révolution, mais après on a rétabli un pouvoir avec des chefs, des lois, une police et une armée ».
François : « S’il n’y a pas de chef, c’est le Far-West, tout le monde fait ce qu’il veut. Les gens ne sont pas assez autonomes pour pouvoir vivre sans chef ».
Victor : « En Belgique, ils n’ont plus de gouvernement, et bien les belges sont perdus, ils demandent un gouvernement ».
Manon : « On a besoin de cadres, ces cadres n’empêchent pas qu’on reste en démocratie et qu’on ait des libertés. A la maison, il y a quelqu’un pour nous cadrer, c’est les parents».
Maxence : « En tant qu’enfant, on a plein de chefs au dessus de nous : les parents, les profs, la principale, le président ».
Cloé : « Ce n’est pas le président qui va nous dire « va te brosser les dents ! » »
Virgile : « Ce n’est pas pareil, les parents ne sont pas vraiment des chefs, ils doivent faire notre éducation, et nous poser des limites. Si à l’adolescence tu as envie de plus d’autonomie, il faut en avoir les moyens, ne plus dépendre d’eux financièrement ».
Victor : « l’école soumet trop les élèves, et les habitue à la soumission. Si on a toujours besoin de chef, c’est à cause de notre éducation. Si les rapports étaient différents, les choses pourraient évoluer dans un autres sens ».

Peut-on imaginer un monde sans président ?
Un sixième : « y’en aurait plein qui feraient des bêtises, il y aurait des guerres civiles ».
Maxence : « il y a des chefs partout et pourtant il y a des guerres ».
Paul : « Il y aurait plein de vols, les gens feraient n’importe quoi ».
Cloé : « Pour que ça marche, il faudrait que tout le monde pense pareil ».

Peut-on imaginer une gestion de société autre que par des dirigeants ?
Virgile : « Pour que ça marche il faudrait supprimer l’argent ».
Jacques : « Proudhon, un de ceux qui ont pensé l’anarchisme, disait : la propriété c’est le vol ».
Manon : « Tout le monde n’est pas prêt à tout partager, on a besoin d’avoir des choses personnelles, qu’on n’a pas envie de partager ».
Un sixième : « si quelqu’un plante du blé, c’est à lui ».
Victor : « Oui mais si un mécano répare le tracteur du mec qui plante le blé et bien en échange il lui donne du blé. C’est un échange permanent et les tâches sont réparties ».
Jacques : « A Châtellerault, ça existe, c’est le système d’échange local, le SEL. Chacun propose une compétence : tailler une haie, réparer une haie, parler une langue étrangère… et sans passer par de l’argent on troque son savoir-faire ».
William : « Il ne faudrait pas de riches. Pourquoi ceux-là possèdent plus que les autres ? »
Manon : « On a besoin d’un espace privé ».
Théophile : « non, c’est juste qu’on est trop habitués à fermer notre porte ».
Victor : « ça pourrait se faire dans les villages, les gens feraient des réunions et régleraient leurs problèmes ensemble ».
Un sixième : « ça ne marcherait pas dans les entreprises, les ouvriers ne sauraient pas faire ».
Manon : «Il faut quelqu’un pour assumer les responsabilités ».
Jacques : « Coopératives, espaces d’autogestion, scop : les ouvriers s’organisent pour faire marcher le système. Il ya des lycées qui fonctionnent sur ce modèle, comme à Saint Nazaire »
Lucas : « Si on partage tout dans une communauté, il faut se faire confiance ».
Maxence : « Si on met tout en commun, il n’y aura plus de vol ».
Arwen : « Il y aura toujours des gens qui veulent plus que les autres ».
Victor : « Il faut que les autres personnes soient tes amis, on n’a pas envie de voler ses amis ».
Théophile : « Mais si quelqu’un fait semblant d’être ton ami ? »
Maxence : « ça va être dur pour les premiers qui vont mettre cette société en place, mais les enfants qui vont être élevés dans cette ambiance, ça sera plus facile".
Jacques : « Il existe un peuple pacifique en Colombie, les Arhuacos, qui n’ont pas de chef, pas de propriété pas de prison, pas d’armes, pas de criminels ».

La plupart des arguments et contre-arguments sont posés. Pour ce débat comme pour les autres, la discussion est loin d'être close. Au lecteur de la continuer, y compris par des commentaires…

vendredi 28 janvier 2011

Tache 2 K'encre n°25 en avant première !

Honte, à nous nous avons oublié de mettre la signature sur l'article p.1, vous aurez peut-être reconnu son style caustique : il s'agit de Gabrielle Decourt-Mesa !






dimanche 23 janvier 2011

SVE c'est quoi ? Comment ça marche ?

Rencontre avec Jurate Slepikaite, jeune volontaire européenne à l’Espace Rasseteau, originaire de Vilnius, en Lituanie à 2300 km de Châtellerault…

Jurate avait envie de partir depuis longtemps. Un jour dans un bus, en discutant avec la fille d'à coté, elle découvre avec surprise qu'elle peut partir à l'étranger sans diplome spécial grâce au service volontaire européen. Elle a regardé les différents projets sur Internet dans le domaine de l'art, la culture, la jeunesse, et c'est comme ça qu'elle a atterri à Châtellerault et travaille depuis un an au centre Rasseteau. Elle expose même en ce moment des photos de son pays.
Même si savoir parler la langue du pays n'est pas obligatoite les SVE ont un soutien linguistique.

Nos collègiens sont assez facsinés par l'idée de partir. Victor pense que c'est un moyen de découvir d'autres manière de vivre et c'est une richesse de pouvoir découvir la culture des autres pays. Manon se laisserait tenter, mais elle a peur de ne pas pouvoir se passer de sa famille pendant un an. Jurate a ressenti aussi ce manque mais elle a pu pour pas très cher retourner 2 fois en Lituanie et elle a profité de son séjour à Châtellerault pour inviter ses parents en France pendant 3 semaines.

Profitant de sa présence, nous l'avons interrogée sur l'Ecole en Littuanie. La-bàs, on entre à l'école à 7 ans. Pour les élèves de tous les niveaux, la rentrée est une grande fête. Le 1er septembre, les élèves apportent des fleurs aux professeurs. Le 5 octobre, c'est aussi un jour spécial. Dans chaque niveau ce sont les élèves du niveau supérieur qui font cours aux plus jeunes. Et les professeurs font un spectacle de théâtre aux élèves. Les littuaniens ont une vision positive de l'école : à l'université, chaque étudiant participe à une parade et représente son université. Mais, les 3 dernières années du "lycée" sont très difficiles. On demande aux élèves de mémoriser une grandes quantités de connaissances et les examens sont très difficiles.
Voilà, un petit instantané de ce que le voyage par delà les frontières peut apporter à ceux qui le tentent et à ceux qui l'accompagnent.

vendredi 21 janvier 2011

Les dernières séances sur les livres d'art



Pour les élèves de sixièmes qui ne m'ont pas rendu leur feuille, ne l'oubliez pas la semaine prochaine !

dimanche 16 janvier 2011

On n'est pas sérieux quand on a 17 ans...


Premier conseil de lecture des 3èmes, le livre de Barbara Samson, découvert par Laura et illustré par elle-même. Merci Laura.

“J’ai lu « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans de Barbara Samson, publié aux éditions Le Livre de Poche. Barbara Samson est un auteur français. Née le 7 février 1975 à Chartres (France), elle habite avec ses parents, sa sœur Soline et son frère Joffrey, mais a beaucoup de problèmes avec sa famille et au lycée. Elle souffre d’anorexie, ce qui l’incite à vouloir se suicider. A dix-sept ans, elle est contaminée par le virus du sida. En 1994, Barbara témoigne devant des milliers de personnes (des lycéens, des collégiens…) lors de la première soirée sidaction. Son témoignage bouleverse les Français qui se montrent très généreux (300 millions de francs soit près de 50 millions d’euros récoltés lors de cette soirée). Par la suite Barbara se solidarise avec des associations de lutte contre le sida parisiennes et provinciales. Au début des années 2000, Barbara quitte la scène médiatique et associative pour se consacrer à sa vie professionnelle et à ses proches.

Le livre commence lorsque Barbara, 17 ans est envoyée dans une clinique pour trouble des conduites alimentaires et pour tentatives de suicide. Elle tombe amoureuse d’Antony, patient comme elle qui a onze ans de plus qu’elle (28 ans). Barbara est charmée par les poèmes d’amour que lui écrit Antony et les découvre plus tard lors de leur premier rapport sexuel sans qu’il lui avoue sa séropositivité. Barbara, inquiète par la nouvelle dont lui fait part le médecin, fait des prises de sang croyant aussi qu’elle est enceinte. Elle reçoit les résultats quelques semaines plus tard lui indiquant “enceinte: négative“ et “séropositive: positive“. Antony, ancien ex-toxico, rechute à sa sortie de la clinique et fait plusieurs overdoses ce qui pousse Barbara à le quitter…

Ce que j’en pense
Dans ce livre, mon personnage préféré est Barbara. Elle est attachante, belle et surtout sensible, c’est justement sa sensibilité qui la fait tomber amoureuse d’Antony et qui fait qu’elle ne se rend pas compte du danger qui l’entoure. Grâce à ce livre, je me suis posé une question que d’ailleurs tout le monde devrait se poser: « Le sida est-il toujours d’actualité, est-il si dangereux pour notre avenir?».
Malgré ce livre bouleversant, il porte vraiment à réfléchir sur cette maladie qui tue chaque année des milliers de personnes.
J’ai trouvé ce livre extraordinaire et surtout bouleversant, j’ai eu plusieurs fois envie de pleurer ce qui me donnait envie d’en savoir beaucoup plus. Je le recommande fortement à tout le monde, car malgré cette histoire bouleversante, on en apprend beaucoup sur cette maladie et nous nous sentons en même temps concernés. J’ai adoré ce livre, il m’a tellement plu que je pourrai le relire des fois et des fois.
Laura Mercier

Vendredi au café philo : c'est atelier peinture











mercredi 12 janvier 2011

Débat sur la cigarette : café philo du vendredi 7 janvier

Débat proposé par les élèves de la classe journalisme en conférence de rédaction, un sujet qui revient souvent chez les jeunes, un sujet qu’il est toujours bon de discuter. Car en faisant dans le collège un rapide sondage (à la louche), la cigarette concernerait 30% des élèves de 3ème !

Pourquoi commence-t-on à fumer ?

Antoine : « Pour faire comme les autres, pour ne pas passer pour un looser : si tu ne fumes pas t’es le mec bien rangé qui ne prend pas de risque ».
Arwen : « Quand on déjà accro à la nicotine, avant de fumer. Si les parents fument par exemple ».
Nourélhouda : « Parce qu’on se sent mal dans sa peau, ça peut donner une certaine contenance et puis ça peut apaiser ».
Arwen : « ça déstresse ».
Nourélhouda : « J’ai des copines qui fument pour maigrir ou ne pas prendre de poids ».
Clémence : « Quand tous tes amis fument, ce n’est pas toujours facile de résister quand on te propose une clope. Et puis, c’est un moment de partage, on se retrouve tous ensemble pour faire un truc interdit ».
Manon : « Il y a aussi le coté expérience de vie : on veut essayer, voir ce que ça fait ».
Sulivan : « Quand on est adolescent, on se croit immortel, on nous dit que ce n’est pas bon pour la santé, mais on s’en fout de ce qui va nous arriver dans 50 ans, c’est loin ».
Manon : « Pour les jeunes, qui attachent beaucoup d’importance à leur apparence, il faut leur dire : qu’ils auront les dents et les ongles jaunes, les cheveux et la peau ternes».

Le coût de la cigarette : La cigarette n’est-elle pas pour les p’tits bourgeois qui ont plein d’argent de poche ?
Séverine : « Le budget pour un fumeur moyen est d’environ 1800 € par an , depuis la dernière hausse de 6%».
Sulivan : « Quand les parents fument, les jeunes peuvent leur piquer des clopes dans leur paquet ou des paquets dans leur cartouche ».
Cloé : « J’ai mon cousin qui fume avec sa mère ».
Jacques : « J’ai même connu une mère d’élèves, qui achetait des cigarettes à son fils, pour qu’il se rende compte par lui-même que ce n’était pas bon ».
Victor : « Pour ceux qui n’ont pas trop de thune, ou pas de parents fumeurs, ils peuvent fumer n’importe quoi : des feuilles d’ail séchées, par exemple ».
Mehdi : « J’ai des copains qui font sécher des plantes pour les fumer ensuite ».
Séverine : « Quand j’étais jeune, j’avais rencontré en colo, une fille qui ramassait tous les mégots sur les plages et ça lui faisait sa consommation. C’était pathétique quand j’y repense ».

Comment peut-on convaincre un ami d’arrêter de fumer ?
Manon : « Il faut faire passer le message doucement, sans faire la morale ».
Sulivan : « Moi, je ne ferais pas de leçon, chacun fait ce qu’il veut » !
Victor : « On ne fait pas ce qu'on veut avec sa vie mais on fait ce qu’on veut de sa mort ».
Cloé : « Le principal, c’est l’aider à trouver sa motivation, si on veut que ça marche ».

mardi 11 janvier 2011

Sortie Opéra Comique au nouveau théâtre de Châtellerault


La classe de 6ème 7 a vu vendredi l'opéra comique : Rita

dimanche 19 décembre 2010

Maîtrise de l’information au collège : les compétences attendues

- Savoir questionner un sujet
- Savoir repérer les mots-clés
- Savoir transformer les mots-clés en langage documentaire (descripteur). Savoir interroger le logiciel documentaire et utiliser Internet (B2i)
- Savoir rechercher et utiliser des documents pertinents
- Savoir faire une lecture sélective et critique de l’information
- Savoir prendre des notes
- Savoir citer les sources d’information
- Savoir faire un plan structuré
- Savoir communiquer l’information

samedi 18 décembre 2010

L’astrologie en débat : compte rendu du café philo de vendredi

Nous sommes dans le collège Descartes, Descartes symbole de la rationalité, pour débattre de toutes les croyances sans fondements scientifique, surtout de l’astrologie si présente dans les médias.

Pourquoi certains croient aux prédictions de l’horoscope ?
Alexandar : « C’est à cause de la religion ».
Jacques : « Je ne crois pas, la religion chrétienne, en tout cas, a toujours combattu l’astrologie, car si c’est les astres qui décident, ce n’est pas Dieu ».
Antoine : « Je n’y crois pas trop, parce que quand je regarde mon horoscope, c’est toujours n’importe quoi ».
Arwen : « On peut avoir envie de le regarder, parce que ça peut soulager certaines personnes. Par exemple si on doit passer un examen et qu’on lit que on est en période de réussite on se sent plus léger. Ça peut débarrasser de certaines angoisses de l’avenir ».
Maxence : « Quand on regarde les horoscopes, ils sont souvent adressés aux adultes. Il y a des choses qui ne concernent pas les enfants ».
Victor : « Historiquement, la religion a été créé pour cimenter le peuple, la religion ça dirige le vie des gens collectivement. Alors que l’astrologie, c’est pour voir que son destin personnel ».

Pourquoi parfois ça marche ?
Victor : « c’est une histoire de statistique. En plus les croyances se réalisent que si tu y crois, parce qu’on fait tout ce qu’on peut pour que ça marche. Par exemple, on lit qu’on va se réconcilier avec sa copine, alors on va aller vers elle, lui parler et ça peut marcher ».
Manon : « L’astrologie parfois ça tombe bien ».

Pourquoi y a-t-il autant de place pour l’astrologie dans les médias ?
Geoffroy : « On le lit pour vérifier si ça marche ».
Cloé : « Les gens veulent savoir ce qui va leur arriver ».
William : « J’y crois, parce qu’à force de lire mon horoscope, j’ai vu plein de choses se réaliser ».
Alexandar : « Quand on y croit ça nous prédispose à passer une bonne journée ».
Florentin : « Les gens y croient pour se rassurer ».
Victor : « L’avenir c’est après, alors ça peut faire peur. C’est comme les enfants on ne leur a pas appris à voir dans le noir, du coup ils ont peur dans le noir parce qu’ils n’ont plus de repères, ils ne savent pas ce qu’il y a autour d’eux, alors on leur met une petite veilleuse. C’est pareil avec l’astrologie, les gens ont besoin de voir un peu de lumière ».

Manon : « Je me demande s’il y a des choses très négatives dans les horoscopes » ?
Cloé : « Globalement c’est positif sinon les gens ne le liraient pas, en plus ils ne peuvent pas mettre des trucs trop précis, car tout le monde doit pouvoir s’y reconnaitre ».
Pierre : « On a besoin d’y croire, ça nous attire, même si on sait que c’est idiot ».

Florentin : « Comment ça marche l’astrologie » ?
Jacques : « Les gens qui y croient te diront que c’est scientifique, ça marche avec le mouvement des astres, mais en réalité c’est plus sur des connaissances psychologiques. Si les astres peuvent influencer notre présent, ils ne peuvent pas influencer notre avenir ».
Victor : « C’est comme si les astres étaient des marionnettistes, qui jouaient avec nos destins, je n’ai pas envie d’y croire, parce que je n’ai pas envie de penser que je ne suis pas maître de ma vie ».
Jacques : « Coupons nos fils » !

Tout le monde connait son signe même si on ne croit pas à astrologie...
Manon : « L’horoscope ça passe à la radio, dans les magazines, il y a aussi les pubs sur internet… on ne peut pas y échapper ».
Sulivan : « Une fois, j’ai lu mon horoscope qui m’annonçait une dispute et ça m’est arrivé ».
Jacques : « Combien de fois on se dispute dans une semaine ? les formules sont toujours très ouvertes pour chacun puisse s’identifier ».

On est entre gens rationnels et pourtant il ya des gens très intelligents comme le président Mitterrand ou le président Reggan qui ont fait appel à des astrologues.
Manon : « C’est peut –être une façon de se rassurer, comme ça, si on n’arrive pas à résoudre un problème, on se dit que c’est écrit et qu’on ne peut rien y changer ».
Jacques : « On a tous parfois des comportements superstitieux, on a du mal à toujours se contrôler. On peut avoir des rituels qui échappent à notre raison. Les puissants ont des responsabilités si lourdes, qu’ils font appel à tout un tas des experts qui peuvent se tromper, alors un astrologue en plus… ».
Pierre : « Ma mère quand elle était petite, mon grand-père ne supportait qu’on mette le pain à l’envers sur la table et il se mettait très en colère. Aujourd’hui ma mère ne supporte pas que le pain soit à l’envers ».
Manon : « Il y a dans l’éducation des rituels qui se transmettent sans pour autant être superstitieux ».
Sulivan : « Il y a 2 formes de superstitions : les croyances comme l’horoscope et la 2ème c’est les fantômes comme le paranormal et le spiritisme ».
Jacques : « Ceux qui sont facilement impressionnables peuvent y croire ».
Séverine : « C’est comme quand un ado donne à quelqu’un de la drogue et en faite, c’est des carottes séchées en miettes. La personne qui pense prendre de la drogue est tellement excitée à l’idée de prendre de la drogue, qu’il fait des trucs inhabituels en pensant que c’est à cause de la drogue ».

Pourquoi l’horoscope prend-t-il tant de place dans les médias ?
Florentin : « J’écoute la radio le matin, et quand j’entend l’horoscope j’attends mon signe, même si je n’y crois pas. C’est bizarre, peut-être que c’est parce qu’on parle de moi ».
Cloé : « Les horoscopes ça captent les auditeurs, ça rapporte des sous ».

D’un point de vue économique :
Jacques : « Une consultation chez une voyante ou astrologue peut couter environ 60€. N’importe qui peut mettre une plaque d’astrologue et ouvrir un cabinet sans avoir fait aucune étude ».
Alexandar : « C’est des charlatans ».
Arwen : « Une fois, je ne me sentais pas bien, j’avais envie de réponses, alors j’ai consulté une voyante par SMS et après je n’arrêtais pas de recevoir des SMS qui disaient « je sais ce qui va t’arriver » pour que je continue rappeler ce numéro ».
Cloé : « Moi aussi, j’ai fait appel à une voyante par SMS, après je me suis rendue compte que j’avais perdu 10€ de crédit, depuis j’ai arrêté ».
Jacques : « La voyante sait lire l’implicite dans ce que dit le patient. Si par exemple quelqu’un arrive en disant « croyez-vous que je vais enfin trouver l’homme de ma vie », elle sait déjà que dans son parcours elle a connu des échecs amoureux… »

Et les croyances paranormales comme le spiritisme ?
Sulivan : « Le spiritisme c’est des âmes qui ne sont pas passées dans l’autre monde et qui errent avec nous, c’est la survie de l’esprit ».
Victor : « C’est l’envie de laisser une trace après sa mort, c’est le rêve de tout le monde ».
Alexandar : « Je ne crois pas à ces trucs parce que je ne l’ai jamais vu, c’est toujours des potes de potes qui ont vu des choses ».
William : « On peut voir des choses étranges qui existent vraiment mais c’est juste qu’on n’a pas d’explications scientifiques. Comme les feux follets dans les cimetières, avant on croyait que c’étaient des esprits, alors qu’en fait c’est des gaz produits par les corps en décomposition ».

… et bien d’autres choses encore. Le sujet est loin d’être épuisé, naviguant entre superstitions, culture, religion et envie de comprendre. A reprendre dès que possible.

vendredi 17 décembre 2010

Maîtriser l'information : une compétence essentielle (7:30 min)




lundi 13 décembre 2010

Débat sur les croyances occultes : astrologie, spirtisme, marabout, médium, voyance...

Le SIDA fait-il encore peur ? Compte rendu.

Café philo avec le docteur Primau en charge du centre de dépistage gratuit à Châtellerault

Les chiffres
« Tout d’abord, le SIDA est une pandémie, c’est une épidémie mondiale dûe à un virus, le VIH. En chiffres, ça donne : 40 000 000 de malades, 3 000 000 de morts par an et 14 000 000 orphelins. 1 personne sur 150 est porteuse du virus. Les zones les plus touchées sont l’Afrique et l’Asie. En France, 150 000 personnes sont porteuses du VIH dont 50 000 l’ignorent, selon les estimations. On a longtemps dit que le SIDA était une maladie d’homosexuel. Il faut oublier ça tout de suite, 45 % des malades du sida sont hétérosexuels. En Poitou-Charentes, il ya 790 personnes qui sont malades du SIDA, il y a 50 nouveaux cas de séropositivité par an, 50 personnes sont suivies sur le bassin châtelleraudais ».

Les définitions :
« Le VIH : virus de l'immunodéficience humaine a été découvert en 1983 par le professeur Montagnier, ancien élève du collège Descartes. Le virus entre dans le corps et il attaque les défenses immunitaires. Ensuite, quand d’autres virus attaquent, le corps n’a plus les moyens de se défendre. Donc on parle d’abord de la primo-infection, puis il y a le stade de séropositivité, puis le stade du SIDA (Syndrome de l'ImmunoDéficience Acquise) ».

Les modes de contaminations :
«Les 3 modes de contamination sont par le sexe, par le sang et par la naissance (de la mère à l’enfant).
Par le sang, c’est souvent à cause de la toxicomanie (prêt de seringue) et aussi par transfusion sanguine (mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, des tests sont effectués).
La transmission du VIH survient dans 70 à 80 % par le sexe : rapport sexuel homme /femme et homme /homme. Les rapports sexuels femme/femme sont moins contaminants. Mais les jeunes femmes sont plus exposées à un risque d’infection dans un rapport hétérosexuel : déjà parce les organes sexuels de la femme l'exposent davantage au VIH mais aussi parce que le vagin des jeunes filles n'est pas tapissé aussi efficacement de cellules protectrices que chez les femmes plus âgées.
Par la naissance, le risque est de 25%, il est réduit à moins de 2% quand la grossesse est prise en charge médicalement ».

Que faire en cas de doute ?
« Si vous avez eu un rapport sans préservatif, il ne faut pas attendre, il faut tout de suite aller dans un centre de dépistage ou aux urgences s’il est fermé car plus le virus est détecté tôt et plus on a des chances de le contenir. »

Débat avec les élèves :
Arwen : « Les jeunes n’utilisent pas toujours de préservatifs, parce que c’est cher ».
Nourelhouda : « Tu as toujours moyen d’en trouver des gratuits : à l’infirmerie du collège déjà ou dans des centres de jeunes ».

Est-ce-que le SIDA s’est banalisé ?
Nourelhouda : « On a moins peur du SIDA parce qu’il y a les médicaments ».
Manon : « On n’en a pas toujours conscience, mais on y pense toujours quand o n’a pas de protection ».
Arwen : « il n’y a pas que le SIDA, quand on fait l’amour sans protection on a peur de tomber enceinte ».

Est-ce que vous en discutez avec vos parents ?
Manon : « On est plus à l’aise d’en parler avec nos amis qu’avec nos parents, c’est plus naturel avec nos amis ».
Marion : «ça dépend si les parents font confiance à leurs enfants, s’ils savent qu’ils vont se protéger ».
Ophélie : « Tous les parents doivent en parler à leur enfant, ce n’est pas une question de confiance ».
Arwen : «Moi mon père il en parle avec ma sœur, mais pas avec moi ».
Manon : « Les parents ont du mal à imaginer que leur enfants ont des rapports sexuels alors ils n’en parlent pas ».
Victor : « Moi, ils m’en parlent tellement qu’à force j’ai l’impression qu’ils ne me font pas confiance. Mais c’est aussi qu’ils ont peur pour moi, peur des maladies, peur des responsabilités si je mets une fille enceinte».
Victor : « Moi, je trouve qu’entre amis on ne parle jamais du SIDA ».
Jacques : « La conscience du danger est moins importante chez les ados, et c’est vrai qu’il y a une vraie angoisse chez les parents ».
Manon : «Parfois, les parents sont très maladroits pour nous parler ».
Marion : « Parfois on peut avoir envie d’en parler à nos parents mais on a peur qu’ils pensent qu’on a des rapports sexuels ».
Ophélie : « Comme on en parle au collège, les parents comptent sur les profs pour nous en parler ».
Anouk : « Souvent c’est les mères qui en parlent le plus avec leur enfants ».
Annaïck : « On n’en parle pas à nos parents car on a peur de leur regard, on a peur qu’il change ».
Victor : « On ne peut pas trop demander aux parents de parler sexualité à leurs enfants, c’est un peu comme s’ils nous parlaient de leur propre sexualité ».

Conclusion du docteur Primau : « On ne guérit pas du SIDA, on ne fait que ralentir la maladie, il faut avoir peur du sida, ne pas le banaliser. Et la meilleure protection reste le préservatif ».
Le débat, en tout cas, aura concerné près de 70 élèves : le thème intéresse toujours et c’est heureux, le combat de la prévention est loin d’être terminé.

dimanche 12 décembre 2010

Compte rendu du café philo sur la culture sur Internet

Internet est un outil merveilleux qui met la culture à portée de tous. Mais comment accède-t-on à cette culture sur Internet ? Comment la « consomme-t-on » ? Le « J’ai envie, je me sers, c’est gratuit ! » n’est-il pas devenu la règle ?

Sullivan : « On vole un peu, quand on regarde une vidéo, mais tout le monde fait ça, et on peut l’avoir gratuit ».

Alors qu’est-ce qui peut pousser certains à acheter ?
Antoine : « En théorie, on l’achète parce que ce n’est pas de bien de voler, ce n’est pas moral ».

Pourquoi c’est du vol ?
Marion : « Parce que dans un magasin, on ne se sert pas comme ça ; si on veut un dvd, on l’achète. L’Internet c’est comme un magasin ».

La culture doit-elle être gratuite ?
Séverine : « La culture devrait être gratuite, mais il faudrait trouver un système de solidarité collective pour rémunérer les artistes. En tout cas, il existe les bibliothèques et les CDI, mais on ne trouve pas tout et tout de suite ».

Avez-vous déjà acheté un album pour soutenir un artiste qui vous tient à cœur?
Antoine : « Par exemple pour des petits groupes, mais si c’est des gros trucs commerciaux, je n’achète pas ».
Sulivan : « Moi j’écoute gratuitement mais, j’achète les disques des groupes que j’aime vraiment bien. Mais c’est vrai que le téléchargement c’est rapide, c’est une habitude".
Marion : « Moi, ce sont mes parents qui achètent des disques pour moi, car ils n’aiment pas trop quand je télécharge ».

Depuis la loi Hadopi est-ce que vous avez changé vos pratiques ?
Sulivan : «Non, parc que c’est les gros « téléchargeurs » qu’on traque, pas les petits « téléchargeurs » comme nous ».
Antoine : « C’est plus dangereux pour le partage de fichiers d’ordinateur à ordinateur, le peer 2 peer ».
Marion : « Mon père, il est informaticien, on a plein de programmes pour se défendre et on peut télécharger sans risque ».
Séverine : « C’est donc les petits téléchargeurs du dimanche qui n’ont pas les compétences techniques, qui peuvent se faire pincer ».

Doit-on avoir cette morale ? C’est comme les automobilistes qui ne respectent pas les règles sur la route : on ne peut réfléchir seulement à partir de la peur de se faire prendre. Comment naviguer entre payant et gratuit pour préserver l’accès du plus grand nombre à la culture et continuer à protéger la création ?

Clémence : « Je ne suis pas d’accord, sur la route y a des vies en jeu, pas sur Internet ».
Jacques : « Il y a des choix de vie en jeu, si certains artistes ne peuvent plus vivre de leur art ».
Sulivan : « Je télécharge des jeux vidéos, mais je sais aussi que d’un autre coté, ils gagnent de l’argent car ça rend le jeu populaire ».
Marion : « C’est le cas de Grégoire qui s’est fait connaitre sur Internet et qui maintenant fait du business ».
Jacques : « De nouvelles maisons de disques proposent sur Internet un catalogue de nouveaux artistes et c’est les internautes qui votent pour eux et qui décident de les soutenir en pariant leurs morceaux ».

La part de votre argent de poche consacrée à la musique ?
Réponse collective : Zéro !
Jacques : « Donc les jeunes consomment mais ne sont plus acteurs, ils ne peuvent pas influer sur marché du disque ».

Vous comptez sur qui pour faire vivre les artistes ?
Antoine : « On attend que les prix baissent ».
Clémence : « La musique c’est une envie sur le moment, on veut l’écouter immédiatement, on n’a pas envie d’attendre le lendemain pour l’écouter car le lendemain on n’en aura peut-être plus envie ».
Jacques : «La culture, ce n’est pas seulement la satisfaction d’une envie instantanée. »
Antoine F. : « Moi, je n’ai jamais téléchargé ».
Clémence : « Tu dis ça mais ça dépend de l’âge, moi en 6e-5e je ne téléchargeais jamais, mais quand j’ai découvert un logiciel de téléchargement facile, je n’ai pas hésité ».

Quelle est la dimension exploration culturelle dans l’utilisation d’internet ?
Marion : « Sur les radios on écoute la musique, on découvre des musiques et ensuite on télécharge ».
Sulivan : « Je regarde plus les clips à la télé, quand il y a un trucs qui me plaît, je note les références et j’essaye de le retrouver sur Internet ».

Et pour les films ?
Clément : « Les films que j’aime bien je vais les voir au cinéma. Le cinéma ce n’est comme la musique ! La musique c’est court, alors que le cinéma c’est un spectacle ça doit se voir ans de bonnes conditions ».
Floriane : « Les films comme c’est plus long à télécharger que la musique, les images et le son ne sont pas de très bonne qualité ».
Lise : « En plus au cinéma, on peut voir les films en 3D ».
William : « Au cinéma tu es dedans, tu n’es là que pour le film, personne ne te dérange, tu es au spectacle ».

En conclusion, l’internet est un outil formidable de démocratisation de culture, mais il ne faut pas seulement butiner, si l’on veut continuer à en savourer le miel. Il faut parfois se plonger entièrement dans une œuvre et penser que pour que la création dure il faut la financer !