mardi 22 novembre 2016

Café philo de jeudi sur Youtube

jeudi 17 novembre 2016

Réaliser un clip ! C'est possible

mardi 15 novembre 2016

Compte rendu du café philo sur la punition

Compte rendu café philo : La punition sert-elle à quelque chose ?

Pour vous, la punition, c’est quoi ?
Jonathan : « Par exemple c’est des lignes, ou c’est quand on nous prive de quelque chose ».
Raphaël : « C’est quand, on nous oblige  à faire quelque chose, quand on a fait un truc de mal. Alors la punition ça peut être faire la vaisselle. Ça peut-être aussi une gifle ».
Eléa : « On peut aller en prison aussi, quand on a fait une très grosse bêtise ; là la punition, c’est une privation de la liberté ».
Tom : « ça peut aller plus loin, dans certains pays, c’est la peine de mort ». 

Pourquoi  faire la vaisselle peut être une punition ?
Ilham : « Quand on est obligé, c’est une punition ».
Jacques : « Chez moi, après chaque repas, je suis obligé de faire la vaisselle, parce que sinon, on serait envahi par la saleté et la moisissure, et ce n’est pas une punition ».
Jonathan : « Pour les adultes, ce n’est pas une punition parce qu’ils sont obligés de le faire ».
Donc, la punition doit être liée à l’idée de désagrément…C’est une violence 

Pour apprendre quelque chose à quelqu’un, dois-je recourir à la violence ?
Garçon 4ème : « Il faut que l’enfant comprenne pourquoi il est puni, sinon ça ne sert à rien ».
Abdou : « Il faut reconnaitre qu’on a fait une faute ».
Jade : « Pour moi, l’éducation ça concerne les parents, c’est donc à eux de punir. L’école est là pour nous apprendre des choses ».
Raphaël : « La punition, c’est utile, car quand on jeune, on ne connait pas encore toutes les règles de vie en société. On ne sait pas toujours ce qui est bien ou mal, et  punir, c’est pour nous permettre de comprendre ces règles ». 

Si la punition n’existait pas, ne ferions-nous pas n’importe quoi ?
Eléa : « C’est la règle, qui doit nous empêcher de faire ou de ne pas faire quelque chose, ce n’est pas la punition. Il faut réussir à faire accepter les règles. Par exemple en Allemagne, il n’y a pas de limitation de vitesse sur l’autoroute, pourtant quand les allemands ne sont pas sur l’autoroute, ils conduisent ne respectant la sécurité. ».
Fille 3ème : « Plus il y a de règles, plus on aura envie de les transgresser, par exemple dans les collèges en Allemagne, il ya beaucoup de moins de règles qu’en France, et les élèves arrivent à apprendre ».
???? : « Plus il y a d’interdiction, plus il y a de  pression, et plus il  y a sécurité, moins il y a de liberté »

Et que pensez-vous de la punition corporelle ?
Emilie,5ème : « C’est bien de l’interdire, car les petits ne savent pas ce qui est bien ou mal, alors si on leur donne des fessées, ils ne vont rien comprendre, il faut prendre le temps d’expliquer ».
Raphaël : « La violence ça fait peur, alors après, l’enfant ne recommence pas son erreur ».
Emilie : « Oui, mais un petit ne doit pas faire un truc parce qu’il a peur de se faire taper ; il pourrait le faire quand ses parents ne sont pas là. Alors que si on lui explique pourquoi on est fâché, et pourquoi on ne veut pas qu’il fasse ça, il ne recommencera pas ».
Jacques : « L’éducation est quelque chose qui prend du temps, et il faut toujours prendre le temps de l’explication ».
Séverine : « Souvent, les gens confondent ne pas utiliser la punition et dire que c’est l’enfant qui fait sa loi, mais ce n’est pas du tout ça. Ne pas punir, ce n’est pas laisser tout faire à ses enfants, c’est parfois hausser le ton, pour montrer qu’on est en colère, mais c’est toujours expliquer pourquoi on se met en colère. Quand on est parents, on sait très bien qu’on ne peut pas toujours être derrière notre enfants, il faut donc engager un dialogue, lui faire confiance. Et c’est important de lui inculquer des valeurs et des règles pour vivre ensemble».

mardi 8 novembre 2016

Enfin le café philo revient, venez nombreux jeudi !

mardi 31 mai 2016

Concours de Unes 2016 en vidéo



dimanche 22 mai 2016

Le tueur à la cravate,Marie-Aude Murail



J'ai choisi ce roman car j'avais auparavant déjà lu deux livres de cet auteur : « Un tueur à ma porte » et « La peur de ma vie ».L'auteur, Marie-Aude Murail est une écrivaine française née en 1954 au Havre. Née dans une famille voulant transmettre le savoir par l'écrit car son père était poète et sa mère était journaliste, Marie-Aude Murail commencera à écrire à l'âge de 13 ans. Elle a commencé par des études de lettres modernes à la Sorbonne. C'est un livre que j'ai particulièrement aimé pour son suspense mais aussi pour sa capacité à donner envie au lecteur de poursuivre sa lecture  ( ce qui m'a d’ailleurs valu deux grosses cernes sous les yeux le lendemain matin ).C'est un important ouvrage de plus de 360 pages et d'une écriture de taille moyenne. Ce que j'ai aimé dans ce livre est le fait d'être dans un récit policier tantôt vu par une enfant mais aussi par d'autres adultes, le narrateur est à la première personne et le point de vue est omniscient du fait que le récit soit raconté par plusieurs personnes. Le narrateur principal est une fille de 14 ans nommée Ruth ( je pense que du fait de son âge, je me suis senti plus proche d'elle et plus compréhensif de ses faits et gestes ). Malgré son âge, Ruth va savoir mener l'enquête concernant  des faits remontants 20 ans auparavant pour pouvoir prouver l'innocence de son père. Mon passage préféré dans ce livre est celui de la rencontre du père de Ruth et d'un squatteur d'appartement :
« Martin releva brusquement la tête. Il n'avait pas vu arriver l'homme et il  n'eut pas le temps de parer le coup de pied qui fit valser le téléphone à dix pas.
-Tu fais quoi, là dit l'inconnu.
Au ton, à l'allure, aux vêtements, Martin comprit qu'il avait à faire à un des squatteurs de la  maison délabrée à laquelle il s'adossait, et qu'il n'en ferait pas facilement son copain.
-Je me cache, répondit Martin.
-De qui ?
Et pour activer la réponse, il shoota dans la jambe de Martin.
-De la police.
-T'as braqué la Banque de France ? Fit l'autre dans un ricanement.
-Je me suis évadé d'un commissariat où j'étais gardé à vue.
-T'es mal.
-Plutôt.
Martin avait entrepris de se redresser en s'appuyant au mur.Il n'avait pas bronché quand l'autre l'avait frappé à la main puis à la jambe, mais il n'était pas sûr de n'avoir rien cassé.
-File ton fric.
-Il faudra le réclamer au brigadier Dupuis.
L'homme le souleva par la chemise et le plaqua contre le mur.
-T'as pas peur que je te latte la gueule ?
-Ce serait dommage,répondit Martin avec son sérieux imperturbable, j'ai braqué la Banque de France et je suis prêt à partager. »
Julien Lacroix

En cage de Kalisha Buckhanon


Ce livre raconte l'histoire de deux lycéens, Natasha et Antonio, vivant à Harlem, une ville pauvre aux État-unis. Ils sont ensemble, et semblent vivre une histoire d'amour passionnée. Seulement, Antonio tue son père et va finalement en prison. Les deux jeunes se parlent par l'intermédiaire de lettres. Le livre est composé de 5 grandes parties, qui s'étalent sur 251 pages. Je pense qu'on peut considérer chaque lettre comme chapitre, puisque le livre est divisé de cette manière. À chaque lettre, il y a la date complète à laquelle elle a été écrite, ainsi que le nom de celui qui l'a faite. On peut donc voir clairement l'évolution du temps qui passe. Les lettres de Natasha sont en police normale, et celles de Antonio sont en italiques. 

J'ai beaucoup aimé ce livre, son histoire, sa composition, et son avancement. On suit bien les personnages au fil du livre, et voit toute la passion de leur amour au travers de chacun de leurs mots. Je pense que le fait de rentrer dans l'intimité de ces deux personnages m'a intriguée d'avantage, et je voulais toujours en savoir plus. De nature curieuse, j'avais envie de savoir tous les détails, et effectivement, j'ai été servie. Dès la première lettre (une d'Antonio), il y dévoile des détails des premières fois où ils se sont touchés. De plus, j'ai trouvé ce livre très réaliste, de par son vocabulaire. Les deux dernières ligne de la page 10, et la première de la page 11, sont assez crues niveau vocabulaire : « Et tu te rappelles aussi quand on a monté les grandes marches du campus de City College tous les deux et que tu m'as laissé sucer tes tétons et te peloter jusqu'à ce que tu mouilles ? ». L'auteure nous laisse rentrer dans l'intimité la plus totale de leur vie et de leurs actes, et j'ai beaucoup aimé ce fonctionnement. 
J'aime comment le livre est construit. Déjà, la différence est flagrante au sein du bouquin : ce ne sont pas des chapitres à proprement dit. J'adore quand ce n'est pas structuré de la même façon que les autres livres, et En cage en est la preuve. J'aime également l'avancement des personnages au fil du temps. Les deux se font des promesses, comme de ne pas se quitter, de ne pas se lâcher avant que Antonio sorte de prison. Ils se font mille et une promesses, croyant qu'ils allaient forcément les tenir, grâce à l'amour que les deux se portaient. Mais quelques disputes éclatent, pour une raison ou une autre. 
Je trouve ce livre très représentatif des jeunes : on se promet pleins de choses, on pense que plus tard ça s'arrangera, mais on se trompe royalement. Malheureusement, on ne le découvre qu'au moment venu. Je pense qu'une morale se cache là-dedans. 
J'aime la chute du livre également. On constate qu'au fil du temps, les deux se détachent l'un de l'autre à cause des murs de la prison. Finalement, à plus de la moitié du livre, ils se séparent, et Natasha fait sa vie de son côté. Mais ils restent en contact, même s'ils parlent beaucoup moins (on le voit aux dates des lettres qui s'espacent de plus en plus). 
Par contre, la fin m'a un peu déçue. Je l'ai trouvée assez plate, assez banale. On apprend que Natasha se trouve un autre copain, se marie, et commence même un enfant avec lui. Elle le dit dans une lettre à Antonio, où on apprend également que Antonio est sorti de prison, et a fait une visite surprise à Natasha. Mais elle l'a un peu mal pris, parce qu'elle a construit une nouvelle vie, et que même si elle a fait tout ça, elle l'aime toujours. Par contre, j'ai beaucoup aimé la toute dernière lettre du livre. C'en est une de Antonio, et je l'ai trouvée très touchante. Les dernières lignes sont des métaphores très jolies, gracieuses, qui m'ont totalement séduite : « J'ai déchiré en mille morceaux toutes les lettres que tu m'as envoyées, en si petits morceaux que si quelqu'un en trouve un, il pourra à peine lire les mots. Petit à petit, je laisse le vent les emporter au loin. Ils volent, dansent, et prennent leur essor comme le papillon qu'on avait vu ce jour-là. J'ouvre ta cage Natasha. Et je m'envole enfin. ». L'auteure nous laisse quand même un peu en suspense sur la dernière phrase. Est-ce qu'il s'envole, dans le sens où il va refaire sa vie ? Est-ce qu'il pense à la mort ? Pour ma part, je ne sais, et je trouve que laisser quelques doutes à la fin du livre, est une bonne chose. On y réfléchit d'avantage, et j'aime ça. 

Pour résumer, à part la fin en elle-même qui m'a déçue, j'ai beaucoup aimé ce livre, et sa morale. 

DORET Marie 3e3

« Effacée » de Teri Terry

Dans la peau d’une effacée…
J’ai lu « Effacée » de Teri Terry qui est une écrivaine anglaise qui a vécu dans divers pays: France, Canada, Australie et aussi en Angleterre. Elle a aussi pratiqué des métiers plus différents les un des autres: scientifique, avocate, … .
« Effacée » raconte l’histoire de Kyla qui a été « effacée », sa mémoire lui a été enlevée parce qu’elle a été accusée d’avoir commis un « crime », et qui va donc  redécouvrir une vie (presque) normale , même si elle va avoir plus d’ennuis qu’elle ne pense.
J’ai beaucoup aimé ce livre  où on pouvait être dans la tête de cette fille qui fait des cauchemars depuis l’effacement de son ancienne vie. Elle dessine la plupart des personnages qu’elle voit dans ses cauchemars et qu’elle a vus en vrai, avant et après l’effacement ( comme ses profs du lycée). C’est très intéressant de lire son histoire, car elle est encore adolescente donc elle va connaître l’amour, l’amitié, des disputes avec sa famille ou proches mais elle est aussi forte avec quand même des moments de solitude … Et on va pouvoir « assister » à sa réaction lorsqu’elle découvre qui elle était et le lien qu’elle fait avec ses cauchemars.
Dans ce livre il y a beaucoup d’émotions fortes avec la douleur, la tristesse mais  c’est ce qui rend le livre plus vrai je pense . Quand je le lisais je me suis imaginée les personnages et l’histoire. Vers la fin du livre, il y a plus de tension qu’au début et à la fin on se doute que ce n’est pas terminé, qu’il y aura une suite. Je pense que je la lirai… Et pour finir je n’ai pas vraiment trouvé de mauvais points sur ce livre à part peut-être certaines réactions de Kyla qui m’ont semblé stupides mais sans doute dues à son état d’ « effacée » et donc sans repères...
Cyrille G. 

« Promise » de Ally Condie


J’ai lu « Promise » de   Ally Condie. Ce roman de science-fiction raconte une histoire d’amour entre deux adolescents qui vivent dans un monde où chaque fait et geste est dicté. Tout est programmé ; les repas qu’ils mangent, les sorties, les anniversaires, et même la date de leur mort. Tout est dirigé par des « Officiels » qui sont chargés de leur sécurité afin que leur population soit parfaite. A un certain âge, les jeunes gens doivent se marier, pour cela, un «promis » ou une « promise » leur est destinée depuis qu’ils sont enfants. Une cérémonie est donc organisée afin que chaque individu découvre avec qui il va bâtir une vie de famille et avec qui ils vont passer le reste de leur vie, c’est ce qui arrive à Cassia, 17 ans. Tout change à partir du moment où elle découvre que son promis est son meilleur ami, Xander, qu’elle connait depuis toujours. Tout est alors parfait pour elle, mais en visionnant la microcarte qui lui est destinée afin de découvrir l’histoire de son promis, elle s’aperçoit qu’il y a une erreur dans la microcarte : après la photo de Xander, son promis, une autre image apparait. Un autre garçon. Qui habite la rue. Qui n’est pas censé être mêlé aux « programme de couplage ». Un doute la submerge…

Qu’ai-je pensé de ce livre ?
J’ai trouvé ce livre très agréable à lire. Des phrases courtes, compréhensibles. Il est écrit assez gros, et contient 32 chapitres. Ce que je reprocherais au livre, c’est le suspens qui est tenu trop longtemps. Qu’il y ait beaucoup d’effet de répétitions. Il est un peu long, car certains passages sont lourds, du début jusqu’à la fin. La fin de l’histoire nous laisse un peu pris au dépourvu. Mais globalement il est très bien, il mérite en revanche que quelques passage soit moins approfondis.

Baert Pauline