mercredi 4 février 2015

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans



J’ai lu "on n’est pas sérieux quand on a 17 ans" de Barbara Samson. Elle est née le 7 février en 1975 à Chartres. Avec l'aide de Marie-Thérèse Cuny, elle écrit son autobiographie et de ce livre Philipe Faucon produit un téléfilm. Le 7 avril 1994 elle est invitée à témoigner sur Canal+ et elle ouvre la première soirée Sidaction. A 17 ans, Barbara est internée dans une clinique à cause de ses trouble alimentaires, de ses tentatives de suicide et de ses mauvais rapports avec sa famille mais surtout avec sa mère car cela lui arrive souvent de "péter un câble" et d'envoyer tout valser .Dans la clinique, elle remarque un garçon nommé Antony, un ex-toxico de 28 ans. Dès les premiers jours, elle tombe amoureuse. Un soir, alors que Barbara lui avoue qu'elle est vierge, Antony lui ne lui dit pas qu'il est séropositif et au premier rapport sexuel Barbara est contaminée par le virus du sida. Alors qu'ils dorment dans leur lit, une infirmière les surprend et Antony est viré de la clinique. C'est peu de temps après que Barbara apprend qu'il est séropositif et par conséquent, elle aussi. Au début, elle s'en fiche et reste avec lui malgré la maladie. Elle passera plusieurs semaines à Marseille avec Antony qui lui replongera dans la drogue...
Ce que j'en pense:
Ce livre m'a beaucoup marquée, on ne s'ennuie jamais. Il est vraiment très prenant, très détaillé et on s’imagine bien les personnages. Mon personnage préféré est Barbara n’ont pas parce qu’elle est le personnage principal mais parce qu’elle a beaucoup de caractère. Le fait qu’elle pique des crises, qu’elle n’ose pas s’excuser auprès de ses parents et qu’elle soit insupportable car elle a un désir permanant d’être aimée est très intéressant de mon point de vue. Durand cette autobiographie on se pose beaucoup de question comme « est-ce qu’on aurait réagi pareil ? » « Aurait-t-on le courage de témoigner devant la France entière ? » J’ai beaucoup aimé ce livre même si a des moments, on aimerait bien la secouer et la remettre dans le droit chemin.

« vipère au poing » de Hervé Bazin

J'ai lu « vipère au poing » de Hervé Bazin, publié aux éditions livre de poche. Hervé Bazin est un écrivain et poète du Xxème Siècle. Il est né le 17 avril 1911 à Angers et est mort le 17  février 1996 à Angers. Il est issu d'une famille aisée. Son père Jacques Hervé-Bazin est docteur en droit, avocat de profession, et il enseigne durant plusieurs années en Indochine. Sa mère, Paule Guilloteaux, est la fille de Jean Guilloteaux député puis sénateur du Morhiban. Il passe son enfance à Marans, dans la propriété du Patis, où il s'oppose à sa mère qui est autortitaire est sèche. Il fugue plusieurs fois et refuse de passer ses examens à la faculté catholique de droit d'Angers qu'on lui a imposée. Hervé-Bazin est considéré comme « un romancier de la famille ». Ce livre « vipère au poing » est un récit largement autobiographie sorti en 1948 qui décrit son enfance et son adolescense difficile .
 Le livre commence par Jean Rézau (dit Brasse-Bouillon) qui étrangle une vipère. Jean et son frère Ferdinand sont élévés par leur grand-mère paternelle. Suite au décès de leur grand-mère, leurs parents reviennet d'Indochine avec un nouvel enfant Marcel.
On découvre au fil du texte que leur mère est une mère horrible. Elle les pique à table avec sa fourchette, les enfants n’ont plus le droit au café au lait le matin mais à la soupe, ils ont les cheveux tondus par mesure d'hygiène et, par sécurité, elle ôte les poêles, les édredons et les coussins dans leur chambre. Elle leur confisque tous leurs objets personnels.Pour ne pas user leurs chaussures et chaussettes, elle leur impose le port de lourds sabots, qu'ils peuvent porter avec de la paille s'il fait froid…Leur mère sera surnommée « Folcoche ».

Ce que j'en pense     
Dans mon livre mon personnage préféré est Jean. Parce quil arrive à faire preuve de courage devant une mère aussi horrible. Il arrive à faire façe devant toutes ses épreuves difficiles.
Je me suis posée la question « Comment peut-on vivre avec une mère aussi horrible ? »
J'ai beaucoup aimé ce livre. Ce qu'il est dommage, j'ai trouvé qu'il n'avait pas assez de dialogues. 
Lucie Furet

"voyage à Pitchipoï" de Jean-Claude Moscovici


J'ai lu "voyage à Pitchipoï" de Jean-Claude Moscovici, qui est une autobiographie -plus précisément un témoignage. L'auteur, d'origine juive, relate son histoire durant la Seconde Guerre Mondiale.
Il a été publié par l'école des loisirs en 1995. J-C. Moscovici fut déporté dès l'âge de six ans avec sa petite soeur qui, elle, n'en avait que deux. Il est né à Paris en 1936 mais il est d'origine roumaine. Son père est arrivé en France en compagnie de ses deux autres frères. Il était médecin et aimé par tout le village. Mais en 1940, avec l'occupation, leur quotidien va changer. Ephraïm -le père du petit Jean-Claude Moscovici- doit arrêter sa profession de médecin du fait des lois anti-juifs.
Dans la nuit du  15 au 16 juillet 1942, son père et ses deux oncles sont arrêtés puis déportés à Auschwitz par le convoi n°8. Le premier septembre, sa mère fausse compagnie aux autorités allemandes grâce à sa voisine -et amie- Odette Blanchet.
Puis c'est au tour de Jean-Claude et Liliane (qui ont, rappelons-le, six et deux ans) de se faire arrêter le 9 Octobre 1942 et qui sont envoyés d'abord dans une prison, puis dans le camp de Drancy où ils sont sous-alimentés.
Ils vont réussir à s'en sortir grâce à un de leurs oncles qui était lui aussi interné là-bas et qui arrivera à les placer dans un orphelinat, avant qu'ils ne puissent retrouver leur mère en janvier 1943.

Commençons par le commencement : le titre. En effet, "Pitchipoï" est un nom quand même étrange, non ? En fait, c'est le nom qu'utilisaient les juifs de France pour désigner le lieu inconnu et menaçant des convois des déportés. Il serait apparement apparu à Drancy parmi les enfants qui y étaient retenus. Cela signifie "pays de nulle part". C'est l'équivalent de notre "Trifouillis-les-Oies"  ou encore "Pétaouchnok"en quelque sorte.

Jusqu'a la page 41, il parle en résumé de sa vie. Mais à partir de la page 42, il décrit l'arrestation de sa famille par les allemands. Cet évènement l'a particulièrement frappé puisqu'il s'en souvient en détail ; jusqu'à la date exacte "c'était dans la nuit du 1er au 2 septembre". C'est d'ailleurs l'un des seuls moments qu'il décrit avec précision. Il se rappelle presque tout. Du comment il a été réveillé, où ils étaient cachés -lui et sa soeur. Il se rappelle même que sa mère les a mis sous un vieux tapis du grenier après avoir rabattu les couvertures de leurs lits comme si personne n'y avait dormi. Malgré son très jeune âge, il comprenait plus ou moins ce qu'il se passait. Il a essayé de retranscrire au plus vrai possible son passé.

Dans le reste du livre, les évènements sont confus, un peu en désordre et vagues. Il passe de son histoire à celle de sa mère et pas forcément chronologiquement ou de façon qu'on voit le rapprochement. La plume qui a écrit n'est pas non plus superbe. Il parle sans vraiment décrire, il n'apporte pas grand chose de nouveau. Au camp de Drancy il change de point de vue, il utilise le pronom "on" (peut être pour inclure sa soeur avec qui il est resté durant tout le temps de la guerre ? Ou pour se mettre à la place de tous les enfants du camp...?).

On peut relever tous les mauvais points de cette autobiographie, mais on peut aussi les voir sous un autre angle. Il doit supporter la douleur de ses souvenirs dans un livre alors qu'il ne sait pas forcément très bien manier la plume mais pourtant, il s'efforce, malgré tout, à se donner au maximum afin que son histoire soit publiée. Ce qui est assez touchant, car beaucoup n'ont pas eu ni la force, ni le courage de le faire, par peur de retomber dans leurs cauchemars, dans leur calvaire maintenant passé mais pourtant bien ancré dans leur mémoire... Alors oui, ce n'est pas forcément un chef d'oeuvre, mais ça vaut le coup d'oeil. Car ce n'est pas une grande oeuvre littéraire mais cela reste tout de même un témoignage fort sur cette période sombre de l'histoire de l'Histoire.

Guillemette Jimenez

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